Archives mensuelles : novembre 2011

Non versement des bourses CROUS de décembre

« Bourses étudiantes : retards en novembre… sucrées en décembre ?
En ce mois de novembre les bourses ont étés versées avec plus de deux semaines de retard et dans de nombreuses académies, ce n’est toujours pas fait (en particulier : Créteil, Clermont-Ferrand, Nantes, Nice, Montpellier, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse…).
Pour le mois de décembre c’est dans l’ensemble des CROUS qu’aucune bourse ne sera perçue. Suite à l’annonce du « 10ème mois », aucun budget n’a été provisionné. Aujourd’hui il manque 109 millions d’euros pour payer les bourses et le gouvernement refuse de débloquer cette somme. Il faudra donc attendre le mois de janvier et la nouvelle année budgétaire pour mettre en payement les bourses… si rien n’est fait. Or les bourses sont une des principales sources de revenus pour des milliers d’entre nous, et notamment les plus précaires.
Comment payer son loyer, se nourrir, acheter des livres, se soigner… sans revenu ? Nous exigeons que les bourses soient versées en décembre et qu’il n’y ait pas de mois de carence.
Pour obtenir une rallonge budgétaire et percevoir les bourses en décembre mobilisons-nous dès maintenant !
Afin de pouvoir nous organiser collectivement, des Assemblées Générales ont lieu ce mardi:
* A 12h à Lille I : Amphi « Archimède » (bâtiment M1).
* à 12h Lille III : Amphi A (bâtiment B).
* à 18h à l’IEP de Lille, RDV dans le hall
Les lieux sont susceptibles de changer.
(AG appelées par SUD Étudiant-e Lille et la Fédération des Étudiants en Résidence Universitaire -FERUL-)

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Les bourses menacées ! Appel à un rassemblement devant le rectorat

Les bourses permettent aujourd’hui à de nombreux étudiants qui, autrement, ne le pourraient pas, de suivre des études. Aujourd’hui, les plans d’austérité votés les uns après les autres en Europe menacent fortement les bourses.

Le pays où les choses se sont le plus dégradé, est le Royaume-Uni, où les frais peuvent atteindre 9000£/an et où l’État s’est retiré du financement des filières considérées «non-rentables», parmi lesquelles la filière FIFB du Kent et de Sciences Po Lille.

Dans d’autres pays, les frais sont moins importants, mais le système performant de bourses qui existe en France n’existe pas. Du coup, du point de vue de décideurs libéraux et néolibéraux, les étudiants français seraient des «privilégiés». Pourtant, étudier n’est pas un privilège, ou alors il faut accepter de vivre dans une société de reproduction sociale, où les études sont réservées à une élite, et où les plus modestes parmi cette élite sont obligés de s’endetter, de s’appauvrir, et au final de créer une masse de dettes insolvables dans le système financier, augurant de crises financières à venir.

En France, les bourses permettent à de nombreux étudiants de joindre les deux bouts. Pourtant, cette année, en partie parce que le 10e mois de bourse n’aurait pas été budgeté, des menaces lourdes perdent sur son versement.

La liste «IEP Solidaire» se joint donc à Sud Étudiant et à l’Unef pour t’inviter à :

RASSEMBLEMENT LE VENDREDI 25 NOVEMBRE DEVANT LE RECTORAT
RDV à 9h30 devant la fontaine de la gare Lille Flandre
Venez nombreux !

tract bourses

Compte-rendu du CA du 21 novembre (Non-Officiel)

Sommaire: Eléments préliminaires / Vote des C-R des CA précédents / Etudes scolarité (Partenariat avec le Kent, Partenariat avec Lille III, Projet de Partenariat avec Audencia, Projet de Convention avec John Hopkins) / Demande de subvention pour un colloque / Affaires financières (DBM) / Fonctionnement général (Modification du règlement intérieur, « affichages sauvages) / Questions diverses (IDEFI, Subvention à une asso, Informatique, Locaux, Partenariat de recherche).

Eléments préliminaires

Sur les élus étudiants : seul Arsène Ruhlman était absent, représenté par Anne-Lise Dutoit.

 Remarque de M MATHIOT : une étudiante s’est proposée pour représenter les étudiants Erasmus lors du CA (voie consultative). Il demande aux élus étudiants s’ils n’y voient pas d’inconvénient. Approbation.

 M MATHIOT fait remarquer au Recteur, présent, que la dotation de l’Etat à l’IEP de Lille, reconnu aujourd’hui comme le meilleur IEP de région, est de 4610€/élève au lieu de 8000€ dans les autres IEP.

 Les élus étudiants se présentent rapidement.

I/ Approbations des comptes-rendus

 2 comptes-rendus soumis au vote : CA du 11 octobre et CA du 22 octobre. Tous les deux adoptés sous-réserve d’une modification du premier par M. COURTY (représenté à ce moment-là par M. FROMONT).

Nous n’avons pas voté sur ces comptes-rendus, n’étant pas présents à ces CA.

 II/ Scolarité et études

 1- Partenariat avec le Kent

Un représentant du Kent est venu nous présenter la situation.

[Remarque : le coût du cursus devrait passer de 8 400 livres sur 4 ans à environ 23 000 livres. Le Kent ne propose que d’ajouter 45 000 livres en plus à l’IEP chaque année, soit 10% des frais d’inscription supplémentaires (le Kent reversait jusque là 40%)]

L’enseignant du Kent a insisté sur la position très inconfortable du Département de Sciences Politiques. En effet, la dernière réforme Cameron a éliminé tout soutien aux sciences sociales humaines, qui doivent désormais se financer exclusivement auprès des étudiants. De plus, le nombre d’étudiants dans ces filières a été réduit, ce qui rend impossible toute économies d’échelles. La réforme a rencontré une vive hostilité des étudiants et des enseignants.

S’est alors posé la question de l’augmentation des droits d’inscription. D’abord, l’idée était de les augmenter à 7000 / 7500 livres mais le budget a été encore réduit par l’Etat qui ne finance finalement plus les infrastructures. Il est actuellement de 8 900 livres et cela ne représente aucune ressource supplémentaire pour le Kent. En raison de ces nouvelles contraintes budgétaires, la proposition du Kent d’aider les boursiers n’est plus à l’ordre du jour.

Le département a une autonomie budgétaire au sein de l’Université mais n’a pas davantage de fonds, ce qui réduit ses marges de manœuvre.

Pour M. MATHIOT, les 45 000 livres en plus chaque année sont clairement insuffisants et ne devraient correspondre qu’à une année de cursus (ils devraient donc être multipliés par 4 à terme). Il existe la solution du système des « loans » qui sont des prêts gratuits aux étudiants, qu’ils doivent ensuite rembourser lorsqu’ils entrent dans la vie active à hauteur de ce que leur permet leur salaire (les étudiants ne résidant pas en Grande-Bretagne ne seraient également pas traçables, ce qui leur permettrait d’échapper au remboursement). Mais on remarque qu’ils sont principalement utilisés par les familles aisées, selon M. MATHIOT, car les familles des classes moyennes ou plus pauvres sont plus réticentes. Le gouvernent anglais a également refusé de verser des bourses aux étudiants non-anglais. Au-delà du problème de la sélection sociale se pose également le problème de la sélectivité s’il y a de moins en moins d’élèves qui participent au concours. Dans tous les cas, la promotion actuelle finira son cursus avec les frais d’inscription actuels.

MME BAZIN demande comment se positionnent les autres IEP. Réponse : il n’y a pas de cas similaires actuellement.

Pour M LENGAIGNE, les frais d’inscription commencent à être vraiment trop élevés, même s’il n’est pas spécialement favorable à la gratuité. Il demande si aucun effort supplémentaire ne peut vraiment être fait.

Le représentant du Kent répond négativement, et il y a un risque que le département soit fermé s’il présente systématiquement un budget déficitaire.

S’ensuit une discussion sur l’opportunité de geler le partenariat pendant un an le temps de renégocier l’accord ou encore de lancer une prochaine promo le temps de définir notre choix l’année prochaine. L’idée d’une rupture du partenariat commence à être franchement évoquée. Pour M MARDELLAT, cela signifierait la fin de la FIFB pour environ 10 ans car il est très compliqué de retrouver ce type de partenariat.

La contribution au débat de la liste « S & A » par son représentant Pablo VIEIRA : une remarque préliminaire sur le fait que des étudiants se sont effectivement battus contre cette réforme et il est donc anormal que les étudiants français, eux, doivent l’accepter et en faire les frais. Concernant les frais d’inscription, ils mettent aujourd’hui clairement en cause l’existence de la FIFB. M .Mathiot a fait remarqué que les FI voulus par le Kent, non couplés à des aides, mèneraient à une sélection sociale et à une baisse des inscrits au concours. Or, après calculs, même si l’IEP obtient les fonds supplémentaires qu’il demande, nous ne pourrions à peine rembourser tous les boursiers. Donc la sélection sociale continuerait à s’exercer entre tous les autres et cela en utilisant tous nos fonds pour les boursiers. 2- on aurait un budget tellement serré qu’on aurait intérêt à ce qu’il y ait le moins de boursiers possibles en FIFB. Donc la situation déplorée ne changerait finalement pas. Nous souhaitons que la FIFB existe et cette situation nous met également très mal à l’aise mais les faits sont malheureusement là.

M MATHIOT nous a remis la lettre (en anglais) qu’il va adresser au vice-chancelier du Kent dans l’objectif de le rencontrer et d’obtenir des avancées.

La décision définitive devra être prise début février, date de l’ouverture du Concours.

2- Convention de partenariat avec Lille III sur l’agrégation d’histoire

Elle n’est pas votée car il n’y a pas de dimension financière.

Pour M MATHIOT, l’idée est de préparer à l’agrégation d’Histoire, comme on le fait déjà de manière très réussie avec l’Agrégation de Sciences Économiques et Sociales.

3- Projet de convention avec Audencia

M MATHIOT : il faut multiplier les partenariats. Ici, c’est une École de commerce, assez cotée même si elle ne fait pas partie des meilleurs. Le partenariat prendrait 2 formes :

–        Une 5ème année dans un Master Audencia pour nos élèves de la majeure, ce qui signifie des « frais d’inscription à l’anglaise ».

–        Un « Master of Science » en commun de « Management des Politiques Publiques ». Dans ce cas, chaque étudiant paie dans son Ecole.

M DREYFUS et M ETXEZAHARETTA (Déclic) se demandent pourquoi il n’y a pas de partenariat avec l’EDHEC. Pour Déclic, les partenariats doivent s’inscrire dans une logique territoriale. Il faut insister auprès d’établissements comme l’EDHEC.

Pour M MATHIOT, il faut multiplier les partenariats pour rayonner petit à petit. De plus, il faut que les accords soient équilibrés et sain plutôt qu’une Ecole impose toutes ses conditions et profitent seule du partenariat.

M LENGAIGNE fait remarquer que le partenariat que nous avons avec Lille 2 dans le domaine de la finance (FFBC) est très bien car le diplôme est excellent. Il peut donc y avoir des partenariats Public-Public très intéressants et il ne faut pas voir que les diplômes chers et qui donnent une très bonne image à première vue.

4- Projet de Convention avec John Hopkins University

Introduit par M MARDELLAT. Fait partie des partenariats de très haut niveau. L’université est parmi les meilleurs au monde, de même que le diplôme concerné.

Les étudiants de 4A recevront très prochainement un mail qui les en informera. En concernera 2 / an. Des conditions de niveau en économie et en anglais (100 au TOEFL) sont demandées.

Un an d’étude suffira. Les frais d’inscription sont fixés à … 30 000€. La plupart des étudiants peuvent bénéficier de bourses qui rembourseraient en moyenne la moitié. Cela reste tout de même cher donc il va falloir chercher des dons extérieurs.

M MATHIOT souligne le fait que le reste, et ce sera indiqué dans le mail envoyé aux 4A, sera aux frais des étudiants et non de l’IEP.

III/ Demande de subvention pour le colloque international « Philosophie économique » des 21 à 22 juin 2012 à l’IEP

Voté à l’unanimité

IV/ Affaires financière: Décision Budgétaire Modificative

Il s’agit de nouvelles recettes auxquelles on associe des dépenses (ici de fonctionnement).

M VIEIRA, au nom de la liste « S & A » : nous avons vu que Bouygues nous donne des fonds pour le programme PEI. Une « convention de mécénat » a été signée. Comment se fait-il que ce type de document ne soit pas communiqué dans les documents préparatoires pour le CA, de façon à ce que l’on sache s’il existe des conditions ?

M MATHIOT répond qu’ils ne sont pas obligatoirement communiqués car il s’agit de recettes, et non de dépenses. Ils sont disponibles au bureau de MME LENOIR si nous voulons les consulter. Les conventions de Mécénat sont très courantes et ça n’induit rien en termes de publicité pour Bouygues, dans ce cas.

DBM votée

V/ Fonctionnement général

Modification de l’article 2 du règlement intérieur. Modification de l’article 2 actuel :  » Il est interdit de fumer au sein de l’Institut d’Etudes Politiques de Lille sauf dans les locaux expressément réservés aux fumeurs et dûment matérialisés.                                                                                                  L’interdiction s’applique également aux parties découvertes situées à l’intérieur de l’IEP. »

Par

« Il est interdit de fumer au sein de l’IEP de Lille.

Cette interdiction s’étend aux marches de l’escalier d’entrée et aux paliers extérieurs des sorties de secours.

Une tolérance est appliquée dans la cour. »

M MATHIOT justifie cette décision par le fait que la fumée entre dans l’IEP et que les mégots rendent les escaliers particulièrement dégueulasse. Il y aura donc davantage de sévérité à cet endroit de l’IEP.

M FROMONT s’excuse d’une erreur dans la modification. On ne peut parler de « tolérance » administrative.

M QUINART (Déclic) propose donc la modification suivante à l’aliné 2: « Cette interdiction ne s’applique pas dans la cour. »

Avec cet amendement, la modification est proposée au vote.

Voté à l’unanimité (nous avons voté pour bien que cette disposition ne faisait pas tout à fait l’unanimité au sein de notre liste).

– M FROMONT aborde un point qui n’était pas à l’ordre du jour : les « collages sauvages » de l’UNEF à l’extérieur de l’IEP. Déplore l’attitude de l’UNEF qui n’a pas voulu les décoller et les échanges par mails avec Arsène Ruhlmann. Comme le désaffichage n’a pas été fait, il soumettra au CA à ce qu’on retire le local de l’Unef.

 M ETXEZAHARETTA (Déclic) dit être choqué par l’attitude de personnes de l’Unef et notamment celle du responsable de l’Unef lillois qui l’a traité de « raciste » et de « nazi ».

MME DUTOIT (Unef) ne cautionne pas ces propos et présente ses excuses, si il veut bien les accepter. Les affiches auraient dû être enlevées après les élections mais ont été recollées par d’autres organisations.

 M MATHIOT considère que les 2 élus Unef de l’IEP ont certainement été davantage dépassés que responsables de la situation. Il se permet un élément d’analyse politique : la campagne offensive et disproportionnée de l’Unef s’est certainement ressentie dans leurs scores.

VI/ Questions diverses

Subvention à l’association « Jeu de l’Oie ». Introduit par M LENGAIGNE. Assez urgent car concerne un numéro spécial du 15 décembre sur l’Europe et le projet coûte très cher (en lien avec des journalistes du Monde). Il est proposé de leur accorder 2 500€ parmi le budget des 20 ans.

Voté

Le prochain CA débattra du statut de cette association, principalement gérée par des Anciens.

Points d’information par M MATHIOT:

–          Constitution des statuts de « l’Université de Lille ». 4 groupes thématiques vont être constitués avec 3 personnes de l’IEP à chaque fois. En ce qui concerne l’IEP, il y aura 1 étudiant, 1 enseignant et 1 administratif qui devront se tenir au courant.

–          Sur le système d’information. Le profil du Directeur du SI va être défini. Une offre d’emploi va être faite aussi bien dans la fonction publique que dans le privé.

–         Locaux.  Des travaux de sécurité vont être réalisés dans les locaux actuels.

Concernant les locaux futurs, la proposition d’architecte préférée parmi les 3 sera dévoilée publiquement le 1er décembre. Le pré-projet deviendra un véritable projet à partir du 1er février.

–          Un projet d’IDEFI (pour en savoir + : http://www.agence-nationale-recherche.fr/investissementsdavenir/AAP-IDEFI-2011.html) est lancé entre les 6 IEP du concours commun et le dossier sera déposé le 16 décembre devant le jury. L’intitulé est pour l’instant le suivant : European School Of Public Affairs (ESOPA).

Partenariat de recherche avec l’IRHIS, laboratoire de recherche de Lille III (comme nous avons des partenariats avec le CERAPS et avec le laboratoire de recherche de Lille I).

L’IEP s’est engagé financièrement à une participation forfaitaire par enseignant-chercheur affilié à l’IRHIS. En échange, l’IRHIS finance des actions ponctuelles d’enseignants-chercheurs de l’IEP.

2 enseignants sont concernés ; la dépense de l’IEP est de 3000€.

Voté à l’unanimité.

Prochaine Commission de Vie Etudiante : 5 décembre [Subventions aux associations]

Prochain Conseil d’Administration (budgétaire) le 13 décembre.

Résultats et 1er C.A à venir

I/ Les résultats du scrutin du Mardi 15 novembre

Votants: 643
Blancs et nuls: 6
-Déclic!: 191, 29,98%, 3 élus
-Atelier 9: 144, 22,61%, 2 élus
-UNEF: 104, 16,33%, 2 élus
-RDU: 89, 13,97%, un élu
-Solidaires et Autogestionnaires: 57, 8,95%, un élu
-Sciences Po Asso: 52, 8,16%

II/ Ordre du jour du prochain Conseil d’Administration

Les élus sont invités à une réunion par  M. Mathiot Vendredi à 14h30. Ils seront notamment répartis dans les commissions à ce moment-là.

Le premier Conseil d’Administration aura lieu le Lundi 21 novembre. Nous organiserons très certainement une «réunion publique préparatoire» ce même jour à la mi-journée.

Voici l’ordre du jour

I/ Validation des comptes-rendus des CA du 11 et du 22 octobre.

II/ Études scolarité

  • Convention de partenariat pédagogique avec l’université Lille 3 relative à la préparation de l’agrégation d’Histoire
  • Projet de convention avec Audencia
  • Projet de convention avec Johns Hopkins University
  • Évolution du partenariat avec l’université du Kent (douple diplôme)

III/ Recherche

  • Demande de subvention pour le colloque international « Philosophie Economique » des 21 et 22 juin 2012 à Sciences po Lille..

IV/ Affaires financières

  • Décision Budgétaire Modificative

V/ Fonctionnement général

  • Modification du règlement intérieur de l’IEP: article 2

VI/ Questions diverses

  • Participation de Sciences Po Lille à une réponse des 6 IEP du concours commun à l’appel des projets IDEFI
  • Etat d’avancement du dossier des locaux, actuels et futurs
  • Point sur le système d’information

«l’Amphi B» : projet cafétéria

Bienvenue, chère amie lectrice, cher ami lecteur, tendre Palien, tu trouveras ici le PDF explicatif concernant le projet – soutenu par la liste Solidaire et autogestionnaire – de la future cafétéria autogérée de l’IEP – qui ne sera bien entendu possible qu’avec votre soutien.

Projet de Cafet’ « l’Amphi B » v. 1.2

Si vous avez un commentaire, une suggestion, une insulte, un ricanement sardonique ou une proposition constructive (voire un cri du coeur de participation) à faire, n’hésitez surtout pas à envoyer un mail à ama.devaux@gmail.com 😉

Filière franco-britannique : notre réponse

« Solidaires et Autogestionnaires » a décidé de répondre à la pétition d’étudiants de FIFB soutenue par 4 listes au CA (RDU, Atelier9, Sciences Po Asso et Déclic!) et rejetée par l’UNEF.

Les étudiants écartés du débat: les nouvelles informations et rumeurs qui circulent depuis quelques jours montrent que les étudiants, y compris les élus, ont été écartés du débat. Si la gestion du dossier par les élus étudiants est contestable, ils ont appris certains développements nouveaux (l’ultimatum, la nécessaire décision en CA du 21/11…) en même tant que les autres étudiants. La direction a entretenu et entretient encore le flou de façon volontaire. La mise à l`écart des étudiants du débat et les conséquences gravissimes témoignent donc de la nécessité d`une démocratie réelle à l’IEP. L’autogestion a ici un sens concret!

Les frais du Kent augmenteront, quelles réactions ? Les rumeurs parlent d`un triplement des frais d`inscription (jusqu`à 12000  l`année). Ce serait catastrophique et scandaleux: la FIFB deviendrait l`une des filières les plus chères de l`enseignement supérieur public français. Ces frais, dont les boursiers ne sont pas exonérés, constituent une barrière économique sélective objectivement infranchissable par les étudiants à l`exception de quelques-uns. Accepter cette augmentation c`est non seulement une mesure antisociale (antipauvres et même anti classes moyennes) mais aussi l`anéantissement, dans l`image de l`IEP, de tout le travail des programmes de démocratisation mis en place: que vaut un IEP qui se dit démocratique et propose une filière à 12000  l`année pour les boursiers! Nous sommes des syndicalistes, nous défendons l`intérêt des étudiants et nous nous opposerons, avec la plus grande fermeté et en mettant en place tous les moyens nécessaires, à toute hausse des frais d`inscription.  Comme l`attestent les compte-rendus publiés par notre sortant, nous n`avons jamais souhaité la fin de la FIFB mais avons affirmé une position claire: NON au triplement des frais d`inscription!

Si le partenariat avec le Kent est mis en péril c`est par l`addition d`une arrogance excessive du Kent, du désengagement des Etats de l`enseignement supérieur et d`une incapacité de la direction à résoudre les problèmes.
Même si l`augmentation a été imposée par la contre-réforme Cameron, l`Université du Kent a le droit de fixer ses propres frais d`inscription et doit en assumer les responsabilités: rappelons que son administration avait soutenu la réforme Cameron. L`enseignement supérieur est, en Europe et dans le monde, dans un état catastrophique de désengagement étatique. La pitié, la compréhension et la compassion ne résoudront rien. Les luttes étudiantes, que nous avons toujours soutenues et soutiendront toujours, sont le seul moyen de changer radicalement les choses. Le lien entre luttes locales et nationales est ici concret et évident.
Nous ne pensons pas que la direction soit fondamentalement opposée à cette augmentation: ses déclarations en CA se sont bornés à demander des « conditions », à savoir la mise en place de bourses spécifiques pour les FIFB. D`où notre étonnement quand on entend que la direction serait prête à sacrifier la FIFB à cause d`élus étudiants trop revendicatifs: les élus étudiants n`ont pas ce pouvoir. Nous pensons donc que la direction maintiendra le partenariat et que le court-circuitage total des élus vise à manipuler les étudiants en accusant ceux qui se battent pour la solidarité et la justice sociale de « faussoyeur » de filières.

Rupture du partenariat et fin de la filière?: Nous ne sommes pas catastrophistes. Même en cas de rupture du partenariat, la filière ne disparaîtra pas. Des rumeurs parlent déjà de l`Ecosse où les universités, tout aussi « intéressantes », sont gratuites ou quasi-gratuites. Parler de la disparition de la filière est prématurée et, selon nous, démagogique: le catastrophisme vise ici à faire accepter aux étudiants 12.000  de frais d`inscription. Même si établir un partenariat est long et délicat, croire que le Kent est le seul partenaire possible est une erreur fondamental.

Pour toutes ces raisons, nous n’appelons pas à signer la pétition diffusée. Nous avons décidé de lancer une contre-pétition.

Notre profession de foi

Solidaires et Autogestionnaires

Liste Soutenue par SUD Étudiant-e Lille

Cet article développe notre profession de foi, ce qui fait la logique de notre démarche.

La rubrique »programme au C.A » du site développe un ensemble d’idées, de propositions, que nous vous proposons de discuter, d’amender, de compléter.

Notre page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Liste-IEP-Solidaire-Autogestionnaire/299666643376761

Qui sommes-nous ?

« Solidaires et Autogestionnaires » est une liste, soutenue par le syndicat SUD Étudiant, qui milite pour que notre IEP, tout en conservant son enseignement de qualité, reste un service public ouvert à tou-te-s et sur le monde, solidaire des étudiant-e-s défavorisé-e-s, afin qu’il ne soit pas un lieu de reproduction sociale.
Nous voulons créer une vraie culture autogestionnaire à l’IEP. Partout où cela est possible, nous souhaitons créer les structures qui nous permettent à tou-te-s de nous organiser par nous-mêmes : aide sociale, aide juridique, bibliothèque alternative, mutualisation des cours, banque alimentaire, café… les possibilités sont innombrables. Tou-te-s les étudiant-e-s seront ainsi invité-e-s à discuter et élaborer collectivement les combats des élu-e-s qui, seul-e-s, ont une moindre légitimité. Au-delà des grandes lignes programmatiques, les décisions concrètes doivent être prises de manière collective.
Le but de la liste est donc double: défendre les intérêts des étudiant-e-s en les impliquant, en les informant et en leur donnant véritablement le pouvoir d’une part ; mettre en place des services étudiants autogérés d’autre part. Nous avons voulu nous concentrer sur des propositions très concrètes et tout à fait pragmatiques, selon nous.

Qu’est-ce que l’autogestion?

L’autogestion dans l’université, c’est d’abord la prise en charge par les étudiant-e-s d’une partie des services dans un esprit démocratique et, à terme, un pilotage conjoint de l’établissement avec une représentation paritaire étudiant-e-s / personnels.
L’autogestion se pratique à toutes les échelles ; elle peut aussi s’incarner, par exemple, dans le choix voté du nom de l’amphi. L’autogestion, dans des modalités très diverses, est aujourd’hui appliquée aux États-Unis ou au Canada ; elle est revendiquée par de nombreux mouvements étudiants dans le monde.

Les grandes lignes de notre programme

S’ORGANISER COLLECTIVEMENT

  • Mettre en place des AG avant et après chaque CA pour définir les votes de nos élu-e-s ainsi que des permanences hebdomadaires
  • Publier tant les compte-rendus des CA que les ordres du jour pour que tou-te-s les étudiant1e-s soient au fait des enjeux
  • Mettre en place des services autogérés : hébergement web, café, plateforme de mutualisation des cours…
  • Afin d’éviter la professionnalisation : limiter le nombre de CA par élu-e- et faire tourner le plus possible nos mandats.
  • Promouvoir une autogestion de l’IEP: l’ensemble des étudiants et des personnels doivent décider de la politique de l’IEP (par la tenue d’Assemblées Générales, par un CA véritablement représentatif etc.).

DÉFENDRE UN ENSEIGNEMENT PUBLIC DE QUALITÉ

…où la règle ne soit pas la compétition effrénée mais la coopération et le partage de compétences pour plus d’autonomie :

  • S’opposer aux dérives qui orientent l’IEP vers le modèle « Business School » : les filières n’ont pas, dans un IEP, à être jugées à l’aune de leur rentabilité économique. Nous pensons que les études politiques doivent s’en écarter.
  •  Réintroduire une vraie filière de recherche à l’IEP en partenariat avec l’université sur un master complet en 2 ans afin de ne pas transformer la recherche en un M2 « d’exception » au bout de la rue.
  •  S’opposer à toute intrusion du privé dans l’IEP (vote contre les partenariats public-privés) : par exemple remplacer les machines privées de la cafétéria par des services autogérés si le CROUS ne peut les assurer.
  •  Engager un « bras de fer » avec l’État pour obtenir plus de moyens et de postes statutaires. La dotation actuelle de l’IEP est inférieure à celle d’autres IEP et de certaines universités, sans même parler des écarts avec l’IEP parisien. Il s’agira de refuser les budgets trop faibles et les contrats précaires et de ne pas se résigner au délaissement de l’enseignement supérieur en cours. Une manifestation inter-IEP est à envisager.
  •  Un retour aux frais d’inscription de 2009 : l’excédent budgétaire de 2011 l’aurait permis
  •  Introduire le logiciel libre à l’IEP pour garantir un système d’information fonctionnel, accessible à tous et indépendants d’intérêts privés
  •  Mettre en place une permanence d’un référent médical du SIUMPS(service universitaire de médecine), qui permette aux étudiant-e-s rencontrant des problèmes médicaux physiques et/ou psychologiques d’être pris-es- en charge au sein de l’établissement.

SOLIDAIRES

  • Promouvoir une écologie militante et non publicitaire : Soutenir la démarche des paniers et mettre en place, comme cela se fait déjà à Lille I grâce aux militant-e-s de SUD Étudiant, un système de « paniers solidaires » (légumes à prix très bas pour les étudiant-e-s en difficulté)
  •  Garantir le remboursement des frais d’inscription des boursier-e-s sur critères sociaux du CROUS en FIFB
  •  Combattre la sélection sociale: en soutenant PEI mais aussi en baissant les frais de concours par exemple

ENGAGÉ-E-S ET OUVERT-E-S sur le monde

  •  S’inscrire dans des luttes locales, nationales ou internationales par exemple contre la circulaire dite Guéant qui handicapent aussi bien les étudiant-e-s étranger-e-s en France que les étudiant-e-s français-es- à l’étranger, pour des transports publics gratuits ou pour la survie du service public des CROUS
  •  Mettre en place une veille sociale et culturelle alimentée par les étudiant-e-s

NOS CONTACTS
Courriel: lille@sud-etudiant.org
Portable: 0674141167 (Pablo)