FIFB : les frais d’inscription vont tripler !

C’est officiel : l’IEP va bien organiser le concours d’entrée en filière franco-britannique (FIFB) comme il l’explique sur son site. Le partenariat est maintenu… au prix de sa légitimité et même de sa pertinence.
Pour rappel, l’Université du Kent a imposé à l’IEP lillois un triplement des frais d’inscription (9000 £ à l’année soit 12.000 euros … y compris pour les étudiants boursiers). Ce triplement, qui fait suite à la contre-réforme néolibérale-conservatrice des universités anglaises, avait déjà été accepté par le CA de l’IEP du 14 décembre. La seule « garantie » exigée était un nombre de candidats « suffisants » pour « maintenir la sélectivité du concours »… et tant pis si, encore plus que d’habitude, ceux-ci sont issus des classes très favorisées. Car à 12.000 l’année (y compris pour les boursiers) c’est une filière pour les TRES riches qui vient d’être créée. Rappelons que l’IEP a, tant qu’à faire, refusé la mise en place d’un fond d’aide conséquent pour les étudiants de FIFB en difficulté (10.000 ont été budgété= moins d’un an de frais d’inscription pour un étudiant). Nous félicitons l’IEP pour son renoncement sans appel à ses missions de service public et à ses belles « valeurs » de démocratisation.
Devant le diktat imposé par le Kent qui renforce la sélection économique et sociale déjà très présente en FIFB et à l’IEP et par solidarité avec les camarades britanniques qui ont combattu la contre-réforme Cameron, la liste « Solidaires & Autogestionnaires » est la seule liste à s’être toujours prononcée publiquement pour la suspension du partenariat. Cette proposition n’avait recueilli, lors du CA, que 7 voix (Unef, S&A et représentante de l’Université Lille 2) contre 15 voix au maintien du concours (listes étudiantes « Déclic! » et « RDU » ainsi que l’équipe de direction) et 2 abstentions (liste étudiante « Atelier9 »).
Mais le combat est loin d’être terminé.
Bon courage à ceux qui passent le concours et n’oubliez pas : ne comptez pas sur l’IEP pour vous aider ! A 12.000 euros l’année, l’endettement massif et le salariat étudiant deviennent une nécessité… et l’assurance de difficultés dans la poursuite des études.

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