CR de la CVE du 4 février

La dernière réunion de la CVE a eu lieu le 4 février. Voici le compte-rendu de notre envoyé spécial, Yvain Labrousse. Et puisque les chatons, ça va bien deux minutes, on a décidé qu’il était temps de redevenir de méchantes personnes qui parlent. Tout en prenant bien entendu garde d’enlever les éléments pouvant permettre d’identifier les personnes concernées par les décisions de la CVE, par souci de confidentialité.

Notons au passage deux éléments : le premier est que les étudiants de la filière de Szeged n’avaient pas été mis au courant du FSE et n’ont donc pas pu obtenir d’aide de l’IEP ; le second est qu’une réforme de la CVE avance à grand pas, et que nous vous tiendrons au courant pour une grande réunion publique sur le sujet.

En plus d’Emilien Quinart (Déclic !) qui a donné procuration à Geoffrey Delepierre (Affranchis), on regrettera l’absence de Pierre Mathiot et de Benoît Lengaigne… Heureusement avec la présence à titre supplétif de Flavien Noël et de Maël Tichani les étudiants sont représentés du mieux qu’ils peuvent l’être (encore trop peu, au vu des enjeux qui sont ici discutés).
Sont donc présents en plus des sus-cités : Yvain Labrousse (S&A), Michel Hastings (professeur), Jean-François Baton (personnel administratif), Yannick Degroote (responsable vie étudiante), Frédérique Madeuf (directrice générale des services)
Aujourd’hui à l’ordre du jour : le FSE (fonds social étudiant) à saupoudrer à 3 dossiers d’étudiants particuliers, et une demande de subvention de Sciences Po Lille TV.

Les deux premiers cas d’étudiants sont sensiblement similaires : il s’agit d’étudiants en stage de fin de cursus à l’étranger dans des pays onéreux mais qui s’inscrivent parfaitement dans leurs cursus respectifs, avec force justification dans leurs courriers.
Les représentants du personnel administratif et du corps enseignant ne sont pas super motivés pour doter des étudiants en voyage, considérant que les bourses pour l’étranger (Lang, Blériot) et les aides de l’IEP sont suffisamment conséquentes comme ça. Malgré nos remarques pour signifier que ce sont des pays extrêmement chers de par le coût du billet d’avion et le prix de la vie (loyers, quotidien), ces personnes font remarquer que les étudiants concernés auraient parfaitement pu être au courant de ces écueils et éviter de telles destinations ! En somme, pour eux, si t’as pas des parents riches, oublie ton stage à l’étranger !

Autres raisons invoquées : les courriers envoyés par les étudiants sont censés faire état d’un brusque changement financier (décès, perte d’un emploi) qui justifierait l’action de la CVE, or ce n’est pas le cas ici ; et surtout, d’après, eux, si on accorde une aide à ces cas particuliers d’autres vont suivre et la CVE ne pourra plus financer personne car il y aurait beaucoup trop de demandes !! Et ce, malgré le fait que chaque année il reste toujours une somme allouée à la CVE qui reste inutilisée, malgré le fait que la CVE va assez largement bénéficier de la hausse des frais d’inscription, malgré le fait que trop peu d’étudiants entendent parler de l’existence même de la CVE et de la possibilité de sortir la tête de l’eau !

Bref, vous l’aurez compris, peu importe que les étudiants doivent travailler ou emprunter (et s’endetter !) pour financer leurs études, peu importe que les parents soient dans l’impossibilité de les aider, aux yeux de la CVE il n’est pas question d’aider les étudiants à financer leurs voyage d’études.
Finalement pour ces deux cas des concessions sont arrachées par les étudiants : le premier cas se voit allouer la somme de 400€, soit le montant du billet d’avion aller (unanimité avec moult réticences de tous côtés) ; le second, après proposition de ne rien allouer, est finalement fixé à la somme de 100€, soit le montant d’un visa pour pouvoir travailler et acheter un second visa nécessaire (unanimité moins une abstention, S&A, à qui on laisse le choix cornélien entre 0€ et 100€, les deux possibilités étant à nos yeux largement abusives).

Le troisième cas d’étudiant est plus concessif dans le sens où il y a un réel bouleversement familial et donc financier, et où il ne s’agit pas d’un stage à l’étranger donc plus acceptable aux yeux inquisiteurs de la CVE (bah tiens). Selon l’administration, cette personne pourra grâce à ce bouleversement en appeler aux aides du CROUS qui devraient lui suffire pour vivre (ce qui n’est pas forcément dit, un peu présupposé au vu du manque de chiffres, mais bon, c’est du détail n’est-ce-pas ?).
S&A évoquant la question du délai du CROUS avant que cette demande obtienne satisfaction, il s’avère que nous sommes dans le flou le plus total. On arrive donc à convaincre l’administration que cette demande pourrait très bien attendre longtemps, et on en arrive donc à un compromis qui fait l’unanimité sur la somme de 650€.

Enfin, concernant Sciences Po Lille TV, S&A avait décidé auparavant de soutenir cette demande, dans le cadre du projet associatif global qui s’insère dans l’idée autogestionnaire. La somme demandée (2000€) ne gêne pas par son volume mais elle est vouée à financer du matériel, ce à quoi l’administration fait remarquer que pour les associations l’IEP n’est pas censé financer du matériel concret mais plutôt des projets, des évènements ; bien qu’aucune dichotomie ne soit faite dans les textes, bref, encore un vrai flou de la part de l’administration.

Etant donné que l’IEP loue déjà le matériel, soit-disant obsolète pour SPL TV, l’administration propose de racheter à son compte le matériel désiré par l’asso et de le lui louer à titre gracieux, moyennant bien sûr une assurance que payera l’association (sans que l’on sache à combien s’élèvera cette assurance, que les membres devront payer de leur poche). Sauf que comme un bilan financier du matériel informatique doit être fait sous peu (comprenez quelques mois), l’IEP est pour l’instant dans l’impossibilité de savoir s’il pourra financer ce matériel. Donc en attendant ce bilan la CVE est incapable de voter ou même d’indiquer si l’association pourra bénéficier ou non de sa requête. Au besoin SPL TV pourra toujours puiser dans les fonds sur projet, s’ils y arrivent étant donné le nombre d’associations lésées financièrement cette année. On ne sait rien du tout, on est dans le flou total et les associations avec, c’est chouette.

Que ressort-il de cette CVE ?
Manque de transparence et de motivation précise dans les décisions, absence totale de textes auxquels se référer pour statuer (rappelons que pour la subvention l’administration a été incapable de nous signaler où il était stipulé que l’IEP ne peut pas financer du matériel aux associations), totale réticence de l’administration à verser les fonds dont dispose l’IEP ou même à faire la promotion du FSE qui pourrait dépanner tant d’étudiants alors que très peu en entendent parler… Si la prochaine réforme à venir de la CVE impulsée par les élus étudiants dans leur ensemble laisse peut-être entrevoir une meilleure gestion de ces fonds, on peut douter quant à une évolution du rapport qu’éprouve l’administration avec les allocations aux étudiants en difficulté et aux projets associatifs. L’hermétisme et la rigueur ont de beaux jours devant eux.

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