CR officieux du CA du 24 mai 2013

Le CA du 24 mai 2013 a été le CA qui a attiré le moins de monde de l’année, et pour cause, seuls deux élus enseignants ont répondu présent.

Ce CA a aussi été l’occasion du retour de Marine LAGARDE qui siège à la place d’Étienne PERRIN, de Déclic, démissionaire. Ce fut également le premier CA de Patrick KANNER, président du Conseil Général du Nord.

L’ordre du jour de ce CA peut être consulté ici

  • Le compte-rendu du CA précédent a été adopté moyennant quelques modifications demandées par l’UNEF. En effet, contrairement à ce qui avait été noté, l’UNEF avait proposé que le document sur le projet de l’université de Lille soit approuvé par un seul vote positif, les autres personnes s’abstenant, afin de marquer une approbation du projet, mais une désapprobation sévère de la qualité minable du document présenté, pas même digne d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la Tchétchénie.
  • Le proprio de l’IEP a changé. Ce n’est plus la SORELI, un organisme bizarre, mais la mairie de Lille. Du coup, il a fallu signer le nouveau bail. S&A a voté contre car le loyer annuel, charges incluses, tourne autour de 188000€/an, ce qui est abherrant étant donné l’état de nos finances et des locaux. La mairie de Lille se rabaisse ainsi plus ou moins à l’état de marchand de sommeil.
  • Puis vint le plus gros débat du C.A. : l’informatique. Il a permis de démontrer à quel point la politique informatique actuelle, vouée sur un renoncement au logiciel libre, nous conduisait à l’échec absolu.
    L’IEP finance le développement d’un module permettant de collecter des offres de stages et d’emplois, à destination tant des étudiants que des Anciens. Ce module est développé par la société Netanswer. Outre que ni leur site ni celui des Anciens, qu’ils ont développé, n’a respecté les normes du HTML, il y a surtout dans le contrat deux clauses gênantes : un, le code développé n’appartiendra pas à l’IEP, deux, il y a une clause de confidentialité sur ce code. Donc, on ne pourra à l’avenir, dès qu’on aura besoin de maintenance sur ce code, passer que par Netanswer. Nous nous plaçons dans une situation de dépendance technologique à un prestataire. C’est d’ailleurs pour ça, et ça a été confirmé par l’administration en CA, qu’il n’y a pas pu y avoir de mise en concurrence ! En effet, les Anciens avaient fait appel à Netanswer, qui ne fait pas du libre. Du coup, ben pour créer un nouveau module qui se greffe à leur site… il faut soit passer à nouveau par Netanswer, soit tout reprendre à zéro avec un nouveau prestataire. Génial !
    Interdit également du coup de partager le code avec les autres IEP, dans le cadre d’une mutualisation de nos moyens…
    Précisons aussi que dans l’état où il nous a été présenté, l’associations des Anciens était un tiers au contrat passé entre l’IEP et Netanswer. Or, le projet est que le module d’offre d’emplois et de stages soit hébergé physiquement par le serveur des Anciens. Ce qui, en l’état actuel du contrat, n’est pas possible ! Donc l’IEP s’apprêtait naïvement à signer un contrat lui coûtant autour de 6000€ plus 1000€ / an de maintenance, alors même que ce contrat lui interdisait de faire ce qu’il voulait… Cette analyse a été confirmée par un membre du Conseil d’État qui siège parmi le collège des personnalités extérieures.
    Cet épisode vient démontrer une fois de plus que sauf démonstration du contraire, le choix du logiciel libre pour nos projets informatiques est l’unique choix rationnel qui s’impose à l’IEP, afin d’éviter de se faire piéger de la sorte.
    Nous avons finalement obtenu, après avoir répété plusieurs fois notre raisonnement, et grâce au soutien d’une personnalité extérieure, la renégociation du contrat pour que les Anciens soient au moins autorisés à héberger le module développé, sous peine de quoi le coût de ce développement n’aurait servi à rien.
    Mais malgré tout, cet amendement est insatisfaisant, car il ne nous donne pas la propriété pleine et entière du produit qu’on achète. Du coup, S&A a voté contre et l’UNEF s’est abstenue.
  • Le partenariat avec l’UGAP a été renouvelé
  • On va payer du fric à la CFC pour avoir le droit de faire des photocopies, comme d’habitude
  • L’IEP a passé un contrat avec l’institut français de Chine pour l’organisation du concours commun chinois. Concours dont la pertinence n’est absolument pas démontrée mais bon…
  • Sur les frais d’inscription. Comme à pratiquement tous les CA depuis le C.A. de la hausse, il y a eu des «aménagements à la marge» qui en fait consistent à grapiller quelques sous en plus supplémentaires.
    Nous avons obtenu de supprimer du projet la discrimination entre étudiants de l’EEE et étudiants en dehors de l’EEE. Maintenant, le principe est que progressivement, toutes les filières intègrent le principe des frais modulés. Y compris, donc, les FIFA. Mais ça va demander une renégociation des accords. Qui n’a donc pas encore eu lieu.
    Nous avons malgré tout voté contre ces bouts de hausse additionnels car le principe des frais d’inscription pue de base et participe à une marchandisation du savoir avec laquelle nous ne sommes politiquement en opposition. L’UNEF a également voté contre.
    À ce sujet, Marine LAGARDE, de Déclic, a signalé que les CFI devaient payer doublement : à l’IEP et là où ils seront en 5A. Alors même que, concrètement, ils n’auront pas cours à l’IEP. M. Mathiot a indiqué que «c’est comme ça et c’est pas autrement» et puis que de toutes façons «c’est partout pareil», sur quoi M. Kanner a répliqué aussi sec que «non c’est pas partout comme ça». Pour le moment nous en sommes restés là.
  • Au sujet du Service civique : le partenariat a finalement été adopté avec trois abstentions dont la nôtre et 2 votes contre (1 vote contre chez Déclic, qui était divisé sur la question, et un vote contre chez les Affranchis, eux aussi divisés, mais entre l’abstention et le vote contre)
    Quelques modifications ont été apportées au projet initial, afin d’éviter de donner du poids à l’ISC dans la sélection des étudiants qui pourront aller à l’IEP. Et il y a eu une forte mobilisation des étudiants rentrés par cette filière pour nous convaincre de la garder. Cependant, il reste encore des problèmes. Parmi ceux-ci, il y a le fait que les différents IEP partenaires donnent tous leur réponse à une date différente, et notamment, celui de Lyon répond en août, ce qui est bien trop tard. L’autre souci, bien plus grave et qui montre qu’il y a un problème dans la conception même de cette filière : les étudiants qui arrivent en 2A via cette filière sont placés tout en bas du classement pour les départs en 3A… Nous avons fait remonter ces deux remarques, et on attend encore la réponse.
  • Le concours commun pour l’entrée directe en 2A a été adopté
  • Les subventions à la recherche ont été adoptées, et il a été rappelé qu’il faudra avoir un débat plus global et de profondeur sur le futur de la recherche à l’IEP, qui aujourd’hui ne dispose d’aucune visibilité
  • Nous avons voté contre avec l’UNEF au renouvellement des enseignants-chercheurs recrutés par CDD renouvelables d’un an, car ce sont des emplois précaires inventés sous l’ère Sarkozy et qu’il est hors de question de généraliser encore plus la précarité
  • Quelques modifications ont été faites dans les statuts. Il s’agit de précisions portant sur le déroulement des élections, en cas de partage des voix (enseignants et BIATOSS : c’est le plus âgé qui est élu ; étudiants : c’est le plus jeune, car celui qui est en 5A part a priori à la moitié de son année)
  • Enfin, il y avait un point à l’ordre du jour sur la «civilité étudiante». À premier abord, ça avait l’air de pas sentir bon, et d’être prévu comme de la branlette de la part de M. Mathiot ou d’un enseignant nous disant que «oh là là ils sont vilains les petits enfants». Nous avions donc prévenu lors de la réunion préparatoire du C.A. que si c’était ça, c’était pas la peine, on quitterait le CA et ils pourraient alors à loisir discuter entre eux de ces infâmes hordes barbares sans lesquelles tout irait tellement mieux à l’IEP.
    Bon, heureusement, ce n’était pas ça, et donc nous nous sommes mis d’accord avec M. Mathiot pour organiser une réflexion non pas autour de la question de l’outrecuidance estudiantine, mais autour de la question plus large de la culture d’établissement de l’IEP. Ça permettra aussi de remettre à plat la question des relations que les enseignants entretiennent avec les étudiants (genre le titulaire qui en a rien à battre et qui plagie ses cours… genre les élus enseignants qui se permettent de mentir en CA…) mais également, en effet, de discuter de plusieurs cas disciplinaires qui ont été portés à notre connaissance, et qui auraient tendance à augmenter.

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