DÉBAT AVEC LES AUTRES LISTES EN 2013

Qu’est-ce qui différencie S&A des autres listes ? Quels sont les points de clivages qui font que nous n’avons pas fait une liste commune avec les d’autres ? Nous publions ici les débats que nous avons avec les autres listes !

Nous invitons les autres listes à faire de même et à commenter cette page !

La Social’Liste

  • Bourse au mérite : ça existe déjà
  • Hausse des frais d’inscription : on est résolument contre (voir pourquoi sur  la page dédiée aux frais d’inscription)
  • Partenariat avec une «école d’excellence» pour les CFI : y a déjà un partenariat avec Paris Dauphine, une école publique, pas trop chère par rapport aux autres !
  • Achat de micro-ondes : ça ne se décide pas en C.A.
  • L’émancipation des étudiants passe par une réforme du règlement des études
  • Absence de démarche syndicale : les partis politiques n’ont pas vocation à faire concurrence aux syndicats et vice-versa
  • Y a quelques promesses, mais rien sur comment les réaliser

Déclic !

  • Sur un certain nombre de sujets, la collaboration avec Déclic! l’an dernier s’est bien passée. C’était une liste assez sérieuse, avec une vraie ambition de faire changer les choses (c’est pour ça qu’on va s’attarder un peu plus sur eux). Mais il y a des divergences dans la démarche, et sur le programme.
  • Dans la démarche, Déclic! n’est pas une liste syndicale : il n’y a pas comme chez nous de volonté de structurer un collectif militant permettant, au-delà d’une simple liste, de structurer un rapport de force lorsque cela est nécessaire. Il leur manque également le lien avec les luttes nationales : c’est parce qu’on est en lien, sans leur être inféodés, avec des listes des autres IEP et des syndicats nationaux qu’on a pu organiser la journée IEP Mort, par exemple.
    Ils n’ont pas non plus de permanences syndicales.
  • Il y a également une divergence idéologique : notre démarche est plus critique envers des problèmes de fond (néolibéralisme, précarité de certains enseignants, personnels et étudiants, marchandisation du savoir…).
  • Il manque la démarche autogestionnaire. Pour nous, lorsque la direction ne fait pas un truc mais qu’on pourrait le faire (ex : mener une politique associative, faire une enquête sociale, à terme : organiser une gratuiterie, des services aux étudiants etc…), il faut le faire. Le deuxième volet, c’est l’organisation systématique d’AG sur les questions essentielles, de réunions publiques avant chaque C.A., etc … Nous voulons démocratiser la prise de décision à l’IEP, impliquer tout le monde, et recréer du collectif à l’IEP.
  • Sur les frais d’inscription, si Déclic! a changé sa position en renonçant à demander des tranches plus élevées de frais d’inscription (c’est bien), le discours est encore trop ambigü à notre sens. Il n’y a pas de condamnation assez ferme de la marchandisation du savoir et de tout ce que ça implique.
  • Surtout, dans le programme, Déclic! ne demande pas de révision tout de suite des paliers, prétextant d’un manque de visibilité sur les entrées d’argent si on le fait (risque de chute brutale des frais).
    Nous on dit que vu tout l’argent que l’IEP s’est fait en plus de ce qui était prévu, tout ça pour financer rien du tout, autant organiser une baisse tout de suite, puisqu’on en a les moyens.
    Du reste, nous pensons que le gel des frais d’inscription est tout à fait possible : l’IEP de Toulouse, cette année, l’a très bien démontré !
  • Sur les partenariats : attention à ne pas avoir une vision trop élitiste et à vider de leur sens les filières en interne en 5A. C’est bien de multiplier les partenariats, mais il faudrait déjà réparer les masters internes qui sont en déshérance ! Certes, Déclic! veut aussi réparer les masters actuels, mais il faut dégager des priorités. Sinon, en s’éparpillant trop avec des ressources limitées (surtout si on n’est qu’une liste sans militants), on finit par ne rien mettre en œuvre du tout.
  • Sur l’informatique : leur projet manque cruellement de sérieux. Nous avons déjà un Environnement Numérique de Travail : Moodle. Il est mal configuré, etc… mais il permet de faire tout ce qui est écrit dans le programme de Déclic! (calendriers etc…). Le problème n’est pas le logiciel, c’est la formation des personnels de l’IEP, et la sous-utilisation chronique de l’existant. Qui se rappelle qu’à l’ouverture du nouveau site web de l’IEP il y a 3 ans, il y avait un réseau social interne, basé sur le logiciel libre Elgg, qui a été fermé sans explications quelques mois seulement après son lancement ?
    Ce n’est pas en balançant encore plus d’argent sans stratégie intelligente (par exemple une stratégie basée sur le logiciel libre qui a fait ses preuves a bien des endroits et qui est encouragée par la Direction Intergouvernementale des Services d’Information et de Communication) qu’on va résoudre les problèmes. Au contraire, ce serait (et c’est) une mauvaise gestion des fonds qu’il ne faut pas encourager.
  • Certains points du programme n’en sont pas. Par exemple, le déménagement est déjà financé (3 millions d’euros pour les meubles sur un compte de l’IEP, plus le financement de la Région et du département). C’est la Région qui ralentit tout le processus, pour des raisons assez obscures, probablement liées à des lenteurs bureaucratiques. Là-dessus, Déclic! ne donne pas vraiment de perspective claire sur comment ils veulent faire accélérer les choses. C’est une promesse en l’air.
  • Les partenariats : pourquoi pas avec l’ENS (soyons ambitieux) mais avec la Skema et toutes ces autres pompes à fric privées… autant il ne faut pas empêcher les étudiants (surtout les CFI), ceux qui le peuvent, d’y aller, autant les partenariats avec des écoles qui coûtent une blinde (ESJ, John Hopkins, Kent) on en a déjà beaucoup. Il faudrait maintenant commencer à adopter une stratégie visant à cibler pour nos partenariats les écoles si possible publiques et sans frais d’inscription (ou le moins possible dans son secteur) qui offrent malgré tout un bon niveau d’enseignement (en Europe par exemple, ça peut vouloir dire les facs écossaises, de bonne réputation, ou allemandes)
  • Sinon, d’une façon générale, le problème de leur programme, c’est comment y arriver, sans recréer à l’IEP du collectif, des synergies militantes, et une vraie stratégie de lutte avec priorisation des objectifs ?

Sud Étudiant

  • Sur le programme, il n’y a pas vraiment de désaccord, si ce n’est que le programme de Sud est incomplet. Certes, c’est nécessaire de prioriser : il ne sera vraisemblablement pas possible de tout mettre en œuvre en un an de ce que nous on a sur notre programme. Mais c’est bien d’avoir une stratégie globale.
  • Surtout notre problème avec la liste montée par Sud Étudiant, c’est la démarche. Nous voulions vraiment engager une dynamique d’union à gauche, et ça n’a pas été possible, alors que justement, il n’y a pas de désaccord programmatique à l’IEP. En montant une liste en dehors de la dynamique unitaire, ils affaiblissent le rapport de force que nous pouvons engager.
  • Nous avions aussi été déçus de la non-participation de Sud à la journée IEP Mort contre l’austérité.

Les Affranchis

  • Premier point de désaccord entre nous et les Affranchis : le fait que nous on pense qu’un élu sur une liste doit a minima assurer une présence en C.A. constante, et y intervenir, pour tenter d’appliquer son programme. Les Affranchis sont la seule liste qui, cette année, se sont illustrés par leur absence à la quasi-totalité des réunions de coordination inter-élus.
  • Sur la démarche, nous trouvons aussi un peu facile de proposer dans le programme des choses qui existent déjà, comme l’existence d’un Alumni (il y a une assso des Anciens, pas assez active, mais elle existe), ou la possibilité de proposer des achats de livres à la bibliothèque (il y a un cahier dans la BU où on peut noter nos suggestions et en général ils sont commandés), ou encore la création d’un espace Moodle (y a déjà un Moodle ; il est mal géré, mais un Moodle est un Moodle, à nous d’en faire quelque chose), etc…
  • Il n’y a rien sur les frais d’inscription, ni aucune stratégie sur le financement
  • La valorisation de l’engagement associatif par des ECTS, ça ne sert à rien, ce qu’il faut c’est un règlement des études compatible avec l’engagement associatif, c’est terminer la réforme de la CVA, et mener une vraie politique associative avec des critères transparents
  • Il n’y a rien sur le statut des étudiants salariés
  • Nous ne sommes pas favorables à un financement pas le secteur privé (sauf formation professionnelle), car la combinaison de ce financement à la possibilité pour les entreprises qui financent de siéger en tant que personnalités extérieures au C.A. aboutirait à une privatisation de fait de l’IEP
  • Année de mobilité scindée en deux (stage / fac) : pourquoi pas, mais va falloir le faire accepter. Dans tous les cas il est vrai que l’IEP a une politique vis-à-vis des stages qui est très défavorable et inefficace
  • Il n’y a rien dans le programme sur les Masters en déshérance
  • Les cours de culture générale, ça ne sert à rien. De vrais cours de philo (avec un agrégé ou docteur ès philo) OK, mais la culture «branlette» y en a déjà bien trop
  • Autre souci, les liens entre les Affranchis, le Met, et des groupes d’extrême-droite comme Génération Identitaire. En effet, les Affranchis sont soutenus par le Mét, mouvement étudiant de droite, qui dispose d’un suppléant au C.A. du CROUS (Aurélien Verhassel) ne cachant pas ses sympathies pour Génération Identitaire. Ces liens avec le Mét nous posent donc problème.
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