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Compte-rendu du C.A. du 4 février 2014

Compte-rendu du premier C.A. de l’année.

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Ordre du jour du CA du 4 février

I – Approbation du CR de la réunion (CA) du 12 décembre 2013

II – Fonctionnement institutionnel
avenant à la convention-cadre avec Lille 2
candidature à la Conférence des Grandes Ecoles

III – Affaires financières
modifications de certains tarifs de droits d’inscription
participation financière des étudiants de première année FIFA au cout du transport pour leur visite à Münster (40€)
délégation au Directeur pour admission en non valeur de certaines créances

IV – Partenariats
partenariat avec la Fondation Total dans le cadre de PEI
avenant à la convention avec le CROUS concernant la cafétéria

V – Gestion des Ressources Humaines
autorisation de recruter des personnels administratifs contractuels

VI – Questions diverses

Compte-rendu du C.A. du 12 décembre 2013

Dans l’ensemble, ce CA s’est déroulé dans la bonne humeur et la convivialité. Les 9 élus étudiants était présent pour le premier CA du nouveau mandat. Les points principaux que nous avions a discuté étaient le vote du budget 2014, la reconduite de la convention avec l’ESJ, l’approbation de la charte des associations, et les subventions aux associations étudiantes.
Pour le budget, il n’y a pas de changements notables entre le budget 2013 et le budget 2014. Ainsi, Sciences Po Lille a un budget d’environ 5 millions d’euros, dont environ 570 000 € pour PEI. Le changement le plus significatif est la baisse de 75 000€ de la dotation globale de financement (DGF) venant de l’État, soit une baisse de 5 %. L’IEP est donc de plus en plus financé par les étudiants, ce qui remet en cause le statut public de notre école. Au final, seul 8 des élus étudiants ont voté contre le budget, ainsi qu’un représentant enseignant. Le budget devant être adopté à la majorité absolue, il fallait au minimum 16 votes pour, ce qui a été juste le cas. On peut donc déplorer que les Affranchis aient voté pour ce budget car dans le cas contraire, nous aurions obtenu son rejet. Ce qui pose bien sur des problèmes de fonctionnement interne à l’IEP mais c’est, jusqu’à présent, traduit par une négociation avec l’État nous permettant d’obtenir plus de postes statutaires (des profs payés directement par l’État) et une revalorisation de notre DGF.
Pour ce qui est de la convention avec l’ESJ, il y a deux trois nouveautés : ainsi, les 4A peuvent désormais s’inscrire aux concours et un professeur de l’IEP siégera désormais dans le jury des professionnels, qui a a coefficient important et une place prépondérante dans le concours. De même, les étudiants internationaux peuvent désormais accéder aux concours mais devront payer les frais maximum de l’ESJ soit a total 7500€/an. La répartition des gains se fait toujours à 70 % en faveur de l’ESJ mais il est prévu que l’on retrouve progressivement un équilibre relatif en 2018. L’objectif est donc d’arriver au plafond de 20 étudiants de Sciences Po admis par an à l’ESJ. La convention a été approuvé avec 4 vote contre de la part des élus étudiants.
Pour ce qui est des subventions aux associations, le CA a voté les propositions de la Commission Vie Associative sans faire de correction. Il y a donc environ 30 000€ de subventions versées maintenant et 12 000€ dans le fond de réserve, destiné à financer les projets des associations plutôt que de donner une subvention de fonctionnement comme décidé à ce CA. Les associations de l’IEP qui ont donc besoin de plus d’argent peuvent faire une nouvelle demande, même pour des projets déjà mentionné dans la première demande de subvention, selon les règles établies dans la charte des associations. Nous avons également voté cette charte des associations, qui créer un label Assoc’SPL, qui permet de demander des subventions. On peut saluer l’effort fait pour penser la vie associative de l’école au delà de la vision « associations qui font la fête » mais il faut cependant souligner l’absence totale de réflexion pédagogique sur comment mieux accompagner les étudiants dans les associations, les aider à se développer, se professionnaliser.
Ce CA est donc représentatif de la situation de l’IEP : une absence de prise au sérieux des initiatives étudiantes, que se soit vis à vis des élus ou que se soit vis à vis des associations et une administration qui vit dans sa tour d’ivoire, qui pense savoir ce que veulent les étudiants, s’étonnent que la participation étudiantes a ses événements ne soient pas très importantes, incapable d’introspection et qui privilégie la communication extérieure à la vie interne à l’IEP et ne fait que des efforts minimaux pour contrer la tendance à la privatisation de notre école. Il convient donc de continuer à pousser toujours davantage pour être impliquer dans les processus décisionnels, suffisamment en avance du CA et dans le respect des disponibilités des étudiants autant que des administrateurs. L’IEP ne nous déléguera pas de pouvoir ou ne prendra pas la peine de le nous consulter si nous ne l’imposons pas. C’est, en effet, une complication qu’ils aimeraient mieux ne pas avoir à gérer malgré le fait que se soit la seule façon de proposer des enseignements et un accompagnement de la vie étudiante de qualité, digne de notre supposé grande école.

Ordre du jour du C.A. du 12 décembre 2013

Voici l’ordre du jour du C.A. du 12 décembre. Une réunion publique devrait avoir lieu mercredi soir (on vous confirmera ça une fois la salle réservée). Déjà, y a une assemblée générale sur l’austérité à l’IEP (nouvelles coupes budgétaires) et dans l’enseignement supérieur et la recherche, le 10 décembre, en coordination avec les facs lilloises et les IEP.

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Convention IEP-ESJ, c’est bientôt fini ?

Devinette : qu’est-ce qui coûte grosso modo 200 000 euros par an à Sciences Po Lille, n’est pas respectée par au moins une des parties contractantes et qui, du point de vue de nous autres les estudiants n’a rien changé grand chose, niveau scolarité ?

 Vous m’avez compris : c’est la convention avec l’ESJ !

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Pourquoi nous ne présenteront pas de liste commune avec Sud étudiant cette année

Peut-être l’avez vous remarqué, peut-être pas : une liste est montée sous le nom de « Initiative Syndicale et Autogestionnaire », menée par un ancien de S&A ayant rejoint Sud, et se réclamant de notre bilan, tout en cachant qu’il s’agit en fait d’une liste montée et gérée par Sud Étudiant. Il ne s’agit en aucun cas du nom de la liste Solidaires et Autogestionnaire : ces méthodes peu démocratiques, bureaucratiques et sectaires ne sont pas de nature à se battre efficacement à l’IEP. C’est pourquoi nous faisons cette année, suite à un vote interne, le choix de renoncer à notre alliance historique avec Sud Étudiant.

Sans trop vouloir faire de règlements de compte, nous pensons devoir une explication à nos électeurs par rapport à notre alliance avec l’Unef, qui en surpris beaucoup (et on comprend bien pourquoi).

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Le C.A. de la honte

Un compte-rendu détaillé de ce CA reprenant point par point l’ordre du jour suivra d’ici quelques jours.

Grande nouvelle pour peuple vaillante union soviétique ! Le Conseil d’Administration de l’IEP de Lille, dans Ouest des diables capitaliste, enfin adopter vraie démocratie, comme dans glorieuse CCCP ! Grande victoire pour idéologie Marxisto-stalinniste !

Le Généralissime Moulovitch peut en effet se réjouir. Après bien des années de lutte souterraine, les procédures législatives en vigueur à la Chambre des Soviets ont enfin retrouvé une application concrête, au Conseil d’Administration (CA) de notre cher IEP. C’est cette conception toute particulière de la démocratie qu’a bien voulu nous résumer M. Mathiot en préambule du CA du 8 octobre dernier. « Non, mais c’est bon, vous allez voter contre, nous on va voter oui, et ça va passer. Allez, on passe au vote, qui s’abstient, qui est contre ? Adopté ». Le roi en son lit de justice peut retourner aller se coucher, on a trouvé encore mieux. Aux personnalités extérieures absentes répondent des professeurs méprisants. Les quelques élus étudiants qui osent contester leurs Excellences sont prestement priés de retourner jouer aux billes ; c’est pas à un vieux directeur des études qu’on apprend à faire des grimaces.

Rien dans ce CA ne concernait les étudiants, en effet. Par exemple, la diminution du nombre d’absences injustifiées tolérées par semestre, qui passent de 4 à 3. Avec une (certaine) tolérance de l’administration (à la tête du client). En gros, on passe de « quatre non appliquées » à « trois non appliquées ». Il s’agit de « passer à l’ère du contrôle », justifie M. Villalba. Pourquoi, quatre absences non appliquées ? Parce que l’IEP n’avait pas les moyens de faire autrement qu’à la louche pour la gestion des absences. Scoop : eh ben, l’IEP n’a toujours pas de moyens pour appliquer son propre règlement. Alors, qu’on se le dise : désormais, le règlement sera beaucoup plus sévèrement non appliqué par la direction. Heureusement que ce sont les étudiants qui sont les « imbéciles », on pourrait en douter. Nous on avait proposé de déjà faire appliquer réellement la règle des quatre absences, mais il fallait « envoyer un symbole de fermeté ». Tant que ça reste symbolique, hein…

Autre modification du règlement sans importance : décision est prise de transférer d’office en deuxième session, même en cas d’absences justifiées, si vous ratez (à la louche) un tiers des cours ! Sachant que même si ça ne concerne pour l’instant que les masters, rien ne dit que ça ne sera pas bientôt élargi aux années précédentes. Oui, oui, vous avez bien lu. Si vous avez le malheur d’avoir un (gros) problème de santé qui dure un peu trop longtemps, qu’importe si vous avez validé votre mémoire et votre premier ou deuxième semestre, ça risque fort d’être retape. A la discrétion de l’administration, bien sûr.

Pareil pour le statut de l’étudiant salarié. Un problème qui touche un certain nombre d’entre nous. Toi, peut-être. Tu fais des études, tu as besoin d’argent – ben oui, comme tes parents doivent payer 3200 euros en une fois, ils ne peuvent plus financer ta bouffe ou ton loyer – donc en plus de bosser tes exposés, tu bosse au Quick 15h par semaine. Evacué d’un mouvement de la main. « Le CA n’est pas la place pour discuter de ces sujets » (M. Mathiot). Le même qui, chez nos estimés confrères de l’Apostrophe, déplore qu’on « ne parle pas assez des grands sujets, qu’il n’y a pas la place au débat ». On est bien d’accord, à qui la faute ? La plus petite université de France dispose en son règlement intérieure d’une reconnaissance du statut d’étudiant salarié, c’est prévu par la loi (Loi 84-52 du 26 janvier 1984, dite Savary). Dont s’est prévalue la direction pour signifier que « puisque les textes existent, pas besoin de le mettre dans le règlement intérieur ! », justifie M. Mathiot. Sauf que les textes ne disent rien, sinon que «Il appartient au Conseil d’Administration de veiller à la mise en place d’un statut particulier pour les étudiants salariés » (Arrêté du 1er août 2011, dit Licence). Les Conseils d’Administrations. Comment ça s’appelle, déjà, cette grande salle où on était tous réunis ? Rappelez-moi…
On se doute bien que pour la direction, c’est pas à Science Po qu’on va avoir des pue-la-sueur qui doivent bosser pour faire bouillir la marmite. Ici, c’est pour les gens qui payent 3200 euros de l’année, faut pas déconner. Ho. Elite du pouvoir, tout ça, tavu ? Résultat : une commission ad hoc sera probablement crée, sous la pression de S&A et de l’UNEF. On sait depuis Charlot combien il est important de savoir ce que peuvent bien penser le comité Gustave, le comité Théodule, voire le comité étudiant salarié – iep de Lille.

L’argument massue de l’administration, c’est que nous refusons le débat. Notre argument massue à nous, c’est qu’on enchaîne les réunions pré-CA, post-CA, préparatoires et entubatoires, et qu’à la fin, la position des élus étudiants se retrouve marginalisée, ignorée, ou dédaigneusement repoussée.

C’est pas obligé que ça se termine toujours comme ça. Le CA n’a pas vocation à être une chambre d’enregistrement pour la direction des études. Les élus étudiants ont leur mot à dire, et ce mot, ça doit être le vôtre, à vous les étudiants. Il n’y pas de phénomène du passager clandestin qui tienne ; on est dans la merde, et « on », c’est vous pareil. Les masters bancals, vous allez les faire aussi. Si la convention ESJ est rompue ou maintenue telle qu’elle, c’est votre brillante carrière de journaliste à Paris Match ou Be qui va vous passer sous le nez. Si on ne peut pas s’opposer à une future hausse des frais, c’est vous qui allez payer.
Il y a une vérité fondamentale que l’administration a l’air d’oublier : c’est l’IEP qui doit être au service des étudiants, et certainement pas l’inverse. C’est notre avenir, le tien, le mien, le nôtre, qui est en jeu, pas celui du directeur des études ! C’est toute la culture de l’établissement qui est à revoir, et pas par le biais de l’infantilisation des étudiants.

Arrêtons de nous faire balader par des aveugles. Collectivement, on peut changer les choses. S&A l’a déjà fait sur certains points. Avec vous, dans nos rangs, on pourra continuer. Rejoignez-nous ! Rejoignez-nous vite, avant qu’il ne soit trop tard pour vos études.

Thaurice Morez.