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CR de l’AG du 29 novembre 2013

Une trentaine de personnes et toutes les orgas ayant des élus au C.A. (Sud, l’Unef, S&A, Déclic, les Affranchis et la Social’liste) étaient présentes à cette première AG, qui vise à préparer la mobilisation à l’IEP contre l’austérité dans l’enseignement supérieur et la recherche, les coupes budgétaires (une nouvelle baisse de dotation de fonctionnement, de 5%, a été notifiée à l’IEP), les hausses des frais d’inscription (déjà à l’agenda dans plusieurs IEP) etc…

Voici le compte-rendu rédigé par le secrétaire de l’AG

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Mobilisation à Sciences Po Lille : « IEP mort » jeudi 4 avril

Le jeudi 4 avril, VENEZ TOUS HABILLÉS EN NOIR

 

Séance photos à 12H 15 DANS LE HALL !

Pour voir le communiqué de presse du comité de mobilisation :

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CR de l’AG du jeudi 28 mars et perspectives de mobilisation

Le jeudi 28 mars, l’IEP de Toulouse battait le pavé, seuls 24 étudiants et un enseignant, plus Praline (le chien qui se balade dans les couloirs de l’administration), sont venus pointer leur nez. Trop d’étudiants et d’enseignants se sont dits «j’y vais pas, d’autres feront le taf à notre place». Hélas, ça n’est bien sûr pas le cas. Et pour faire quoi que ce soit, il va falloir se bouger le cul un tantinet plus que ça…

C’est pourquoi l’AG a élu un comité de mobilisation, et appelé à une nouvelle AG le mercredi 3 avril où nous espérons qu’il y aura plus de monde, sans quoi l’IEP de participera pas au projet de grève inter-IEP lancé par les camarades de l’IEP de Toulouse, à l’appelle de la liste «Initiative des Étudiants Progressistes» et de l’UNEF.

L’AG a également adopté la lettre ouverte suivante :

Lettre ouverte des étudiants, enseignants et personnels de l’Institut d’Études Politiques de Lille, réunis en Assemblée Générale le 28 mars 2013

Budget de Sciences Po Lille : stop au désengagement de l’État !

En 2011, le Conseil d’Administration de l’IEP de Lille a décidé à l’unanimité ‒ tous clivages confondus ‒ de repousser le vote du budget en raison de la dotation historiquement la plus faible de tous les IEP. L’État a offert à l’IEP 2 postes statutaires en réponse à cet acte de protestation, puis à nouveau 2 postes supplémentaires, soit un total de 4 postes. Un plan de rattrapage financier a aussi été promis par le Ministère mais sans aucune suite concrète. Malgré ces quelques avancées, l’IEP de Lille reste le plus sous-doté et même l’un des établissements publics d’enseignement supérieur les moins pourvus si on compare la dotation par étudiant ! Cerise sur le gâteau, l’État vient de notifier, le vendredi 15 mars 2013, une baisse de 5 % de sa Dotation Globale de Fonctionnement, soit 75 000 €. Un pas avant, deux pas en arrière… serait-ce la politique du gouvernement ?

Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’IEP de Lille, qui continue à payer des frais de loyer et de copropriété exorbitants de près d’un demi million d’euros, est confronté à des dépenses importantes liées à la vétusté du bâtiment : un des deux amphis s’est effondré il y a quelques années et n’a pu être réparé depuis lors ; en 2012, les travaux pour réparer les toitures ont coûté près de 313 000 €. Certes, le changement de locaux est prévu, et budgété, mais ne cesse d’être repoussé une année après l’autre.

L’IEP de Toulouse subit une situation similaire, a refusé le vote de son budget fin 2012, a obtenu 100 000 € exceptionnels de l’État, une somme insuffisante qui, quelques semaines plus tard, a été amputée de 90 000 €, selon cette règle de l’austérité aveugle, cynique et inéquitable qui veut que tous renoncent à 5 % de Dotation Globale de Fonctionnement. Les IEP pouvant moduler à loisir leurs frais de scolarité, il plane le risque pour les étudiants de servir de variable d’ajustement pour pallier au désengagement de l’État.

Dans le même temps, la Fondation Nationale des Sciences Politiques, dont le rôle supposé est de promouvoir les sciences politiques sur l’ensemble du territoire, accorde de super bonus aux dirigeants de Sciences Po Paris mais ne finance absolument pas l’IEP de Lille (tout comme les IEP d’Aix, Toulouse, Rennes, Strasbourg et Lyon), se contentant de déployer quelques postes à Bordeaux et Grenoble pour justifier d’une pseudo politique d’équilibre. Aujourd’hui les inégalités de financement entre les neuf Instituts sont criantes. La FNSP se caractérise de plus par une opacité criante, dont la remise en cause ne semble toujours pas à l’ordre du jour, comme l’a démontré le processus de nomination du successeur de M. Descoings tout juste entérinée par le Ministère…

Afin de faire face à la faiblesse de sa dotation, l’IEP de Lille a introduit des frais d’inscription de plus en plus élevés. En 2012, une hausse des frais a été adoptée avec l’objectif assumé de faire gagner 400 000 € à l’IEP. Les frais d’inscription ne constituent pas l’unique poste de dépense important des étudiants lors de la rentrée : il faut également prendre en compte la sécurité sociale (207 €), le logement, etc. Cette augmentation distingue d’autant plus l’IEP de Lille d’un régime universitaire classique (plus ou moins 200€), et fait porter les frais d’inscription à un plafond de 3 200 € par an.

Les étudiants et personnels n’ont pas à être les victimes d’une austérité institutionnalisée, alors que dans le même temps, la précarité de la jeunesse et dans l’enseignement supérieur n’a jamais été aussi forte et ne cesse d’augmenter. Nous craignons, suite à cette baisse de notre dotation, une nouvelle hausse des frais de scolarité, qui ferait obstacle à la politique de démocratisation de notre IEP, pourtant indispensable à l’équité entre étudiants et augmenterait une sélection par l’argent.

Dans le même temps, l’IEP de Lille emploie un nombre record de personnels enseignants vacataires, et donc précaires. Les personnels administratifs, trop peu nombreux en raison de la faible dotation en postes, vivent eux dans une surcharge de travail constante constatée par l’AERES et voient avec inquiétude l’État se désengager encore plus qu’avant de l’IEP.

Nous sommes bien entendu conscients que cette baisse de la dotation de notre propre IEP s’inscrit dans un processus plus large, qui est celui d’un sacrifice de l’enseignement supérieur au profit d’un dogme austéritaire. Ainsi, alors que les IEP se voient amputés de 5 % de DGF, la totalité des universités sont elles aussi lésées. Nous dénonçons cette politique généralisatrice qui de plus ne tient pas compte des particularités financières propres à chaque établissement.

Nous n’avons pas à faire les frais du désengagement financier de l’Etat !

Par conséquent :
• Nous voulons que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche donne à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche les moyens de sa réussite et reconnaisse à l’ESR son rôle premier quant à l’avenir de la France !
• Nous exigeons la mise en place de critères de financement des IEP justes, adéquats et transparents, comme c’est censé être le cas pour les Universités !
• Nous voulons que la Fondation Nationale des Sciences Politiques prenne ses responsabilités et finance de manière conséquente, équitable et transparente l’ensemble des neuf IEP sur des critères objectifs !
• Nous demandons la fin de la précarisation croissante des personnels et enseignants-chercheurs via une politique de titularisation à la hauteur de l’ambition fixée par le Gouvernement pour un Enseignement Supérieur de qualité !
• Nous demandons que les frais de scolarité ne soient pas une variable d’ajustement du désengagement de l’État mais qu’à long terme l’État s’engage, par le biais du refinancement, à faire en sorte que ces frais restent d’ordre symboliques.
• Nous appelons les autres IEP à se joindre au mouvement de contestation et nous à participer à une journée « IEP mort » le jeudi 4 avril 2013 !
• Nous appelons à une nouvelle A.G. le mercredi 3 avril à 12h à l’IEP de Lille.